Visa et titre de séjour pour travailler en France

Sources officielles consultées et relues le 4 novembre 2026. Information générale : seule l’administration décide, au cas par cas.

Cette page présente les principaux visas et titres liés au travail, tels que les décrivent les fiches de Service-Public et le ministère de l’Intérieur. Elle ne dit pas lequel s’applique à votre situation : cela dépend de votre nationalité, de votre emploi et de votre parcours, et c’est l’administration qui tranche.

Le visa de long séjour

Selon la fiche F16162, la demande de visa de long séjour se fait auprès des autorités consulaires françaises du pays où l’on vit, après consultation du portail France-Visas, pas plus de trois mois avant le départ prévu. Le visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) est valable de 4 à 12 mois. Dans les trois mois suivant l’arrivée en France, il doit être validé, par une démarche sur internet.

Lorsque l’employeur doit obtenir une autorisation de travail, c’est après son accord que la personne qui vit à l’étranger peut demander ce visa : voir l’autorisation de travail.

Carte « salarié » ou « travailleur temporaire »

La fiche F15898 précise que d’autres règles s’appliquent aux Européens et aux Algériens. Pour une personne qui vit à l’étranger, l’employeur fait sur internet la demande d’autorisation de travail avant l’entrée en France ; la personne peut ensuite demander un VLS-TS, qu’elle valide dans les trois mois suivant son arrivée. La carte est valable un an et renouvelable. Les conditions d’une carte pluriannuelle et le délai de réponse de la préfecture figurent sur la fiche.

Carte « talent »

La fiche F16922 décrit plusieurs catégories de la carte « talent », avec pour certaines un diplôme minimal et un niveau de rémunération. Selon cette fiche, l’employeur n’a pas à demander d’autorisation de travail pour ce titre ; un visa reste nécessaire. Les seuils de rémunération sont révisés : reportez-vous à la fiche pour les valeurs en vigueur.

Travailleur saisonnier

La fiche F21516 indique notamment que le séjour est limité à six mois par an, que la personne conserve son domicile habituel à l’étranger, que le contrat dure au moins trois mois et que l’employeur dépose la demande d’autorisation de travail en ligne avant l’entrée en France. Le regroupement familial n’est pas possible avec ce titre. Les Algériens relèvent d’autres règles.

Visa vacances-travail

Un visa « vacances-travail » existe seulement dans le cadre d’accords bilatéraux. Le ministère de l’Intérieur en liste seize : Japon, Nouvelle-Zélande, Canada, Australie, Corée du Sud, Russie, Argentine, Hong-Kong, Chili, Colombie, Uruguay, Mexique, Taïwan, Brésil, Pérou et Équateur. L’Algérie, le Maroc et la Tunisie n’en font pas partie sur cette liste. Les conditions propres à chaque pays figurent sur la fiche F16162 et sur la page du ministère. La liste peut évoluer : vérifiez-la.

Carte « recherche d’emploi ou création d’entreprise »

D’après la fiche F17319, cette carte s’adresse à des personnes qui ont obtenu un diplôme en France, pour un an non renouvelable. La fiche précise qu’elle ne concerne pas les étudiants algériens.

Accords bilatéraux

Le ministère de l’Intérieur indique que des accords bilatéraux (Algérie, Maroc, Tunisie, ainsi que des conventions avec des pays d’Afrique subsaharienne) prévoient des modalités propres de circulation, de séjour et d’emploi. Si votre pays est concerné, ces règles peuvent différer de celles ci-dessus. Pour l’Algérie, voir Travailler en France depuis l’Algérie.

Cette page ne mentionne ni montants de taxes ni seuils de salaire, qui changent : consultez les fiches citées en bas de page.

Pour voir les annonces de France Travail où le télétravail est mentionné ou qui citent un visa, un titre de séjour ou une autorisation de travail : ces annonces ne disent pas si l’employeur recrute une personne qui vit à l’étranger.

Sources officielles

Consultées le 4 novembre 2026. Quand le site officiel indique une date de vérification ou de mise à jour, elle figure entre parenthèses.